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Hollande au Panthéon : entre ici, 2017… Décryptage du discours présidentiel et d’une séquence de communication pour Le Huffington Post Livre Sarkozy

  • Rédigé par Philippe Moreau Chevrolet
  • le 28/05/2015
  • dans The Huffington Post

POLITIQUE – François Hollande a-t-il fait un meilleur discours qu’André Malraux ? Cette question constitue-t-elle une plus grande injustice pour François Hollande, dont les discours n’ont jamais été le point fort ? Ou pour André Malraux qui, pour paraphraser le Président de la République, a su faire l’Histoire « sans chercher à être » historique ?

Le plus étonnant est que cette comparaison est venue… de l’Elysée. Car comment se comparer à Malraux, écrivain, résistant, combattant de la Guerre d’Espagne, compagnon de la Libération, orateur-né, et le seul que le Général de Gaulle tutoyait autour de la table du Conseil des ministres ? La référence est écrasante pour François Hollande. Elle le serait pour n’importe quel homme politique de sa génération. De droite comme de gauche.

Outre le fait que l’Elysée commente en permanence sa propre communication, ce qui l’alourdit et en sape les effets, l’idée était de créer un « teaser », autrement dit d’attirer l’attention de la presse sur l’événement qui allait suivre. On allait voir ce que l’on allait voir… Le discours serait, cette fois-ci, « historique », sans doute « le plus grand discours du quinquennat ».

L’écriture même du discours avait été mise en scène. Et même, dramatisée. Le Président, nous disait-on, allait, « comme à son habitude », écrire et réécrire la « trame » rédigée par ses conseillers, « jusqu’à la dernière minute ». Dans cette mise en scène totale du Président-écrivain, au bord d’écrire son oeuvre historique, réside tout le paradoxe de la Présidence Hollande.

François Hollande refuse la communication moderne. Aucun dirigeant actuel, à part lui, ne prétend plus écrire ses discours lui-même. Tous disposent d’une équipe de communication et d’une unité de sondages. Ce qui supposerait assez simplement, en France, de rattacher le Service d’information du gouvernement (SIG) à l’Elysée. Et d’arrêter de « bricoler ». François Hollande refuse cette évolution logique. Mais il accepte, en revanche, cette mise en scène -​​ ​qui, on le sait, relève de la pure fiction – du chef solitaire face au peuple. En oubliant que, au final, dans un discours seul le résultat compte.

 

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Philippe Moreau Chevrolet, Président de MCBG Conseil

 


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