Nicolas Sarkozy délaisse le «show» pour mieux repartir en campagne – Philippe Moreau Chevrolet dans 20 minutes 20 minutes

  • Rédigé par Philippe Moreau Chevrolet
  • le 26/11/2015
  • dans 20 minutes

ELECTIONS Le patron du parti Les Républicains, habitué aux discours fougueux, a opté pour un style plus calme…

Deux semaines après les attentats du 13 novembre, et à onze jours du premier tours des élections régionales, Nicolas Sarkozy s’est remis en campagne. Pour l’occasion, il a remis mercredi son costume de chef d’Etat lors d’un rassemblement à Schiltigheim (Bas-Rhin), en soutien à Philippe Richert, actuel président d’Alsace et candidat à la présidence du Grand-Est.
Ni « calcul » ni « arrière-pensées »

À la demande de Nicolas Sarkozy, cette allocution de près d’une heure a débuté par une minute de silence en mémoire « des victimes des assassins du 13 novembre dernier à Paris ». Devant environ 2.000 personnes (selon les organisateurs), le patron des Républicains, qui avait très vivement critiqué l’exécutif juste après les attentats, a affirmé que le temps n’était « pas aux arrière-pensées, aux calculs, aux manœuvres. Il y a trop de douleurs pour penser aux manœuvres. Restons au-dessus ».

Il a salué certaines mesures prises par l’exécutif ces dernières semaines, dont la mise en place de l’état d’urgence et la hausse des effectifs policiers, partisan de la « solidarité » avec le gouvernement après les attentats, mais pas de « l’unité nationale ». Une nuance lexicale qui lui permet de se distinguer d’Alain Juppé, son concurrent à la primaire pour 2017.

Nicolas Sarkozy n’en est pas moins en campagne pour les régionales. Avant les attaques terroristes du 13 novembre, la droite était donnée gagnante en décembre dans les sondages. Elle est désormais plus concurrencée par le Front national, tandis que François Hollande bénéficie d’un net regain de popularité (de 7 à 17 points selon les enquêtes).

« Moins de blagues, moins de show »

Dans le contexte actuel, le patron des Républicains a néanmoins remisé une partie de ces « tics » de chef de l’opposition. « Il n’était pas aussi nerveux que d’habitude », remarquait un jeune homme présent à Schiltigheim, interrogé par BFMTV. « C’était un discours avec moins d’improvisation, moins de blagues, moins de show », observe Philippe Moreau Chevrolet, président et fondateur de l’agence de communication pour les dirigeants MCBG. « Cela n’aurait pas été adapté ».

Le choix de son ancien conseiller Henri Guaino comme plume pour ce discours très « républicain » s’est aussi traduit par une  « dimension historique » et une certaine « gravité », avec notamment des références à Pompidou et Clemenceau.

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