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Le paysage politique écrasé par la guerre

  • Rédigé par Philippe Moreau Chevrolet
  • le 17/11/2015
  • dans The Huffington Post

POLITIQUE – « C’est un tournant du quinquennat. Un tournant sécuritaire majeur. Le discours de « François W. Hollande », comme l’a surnommé le journaliste Fabrice Arfi, restera dans l’Histoire. On en conservera une image : celle d’un Président applaudi par un parlement au grand complet, 900 députés et sénateurs debout, qui entonnent la Marseillaise. Deux jours après une tragédie que la France n’avait plus connue depuis la Guerre d’Algérie. Pour annoncer des mesures empruntées à la droite et même… au Front National.

François Hollande a pris la précaution de nier toute idée de « guerre de civilisation ». Mais la comparaison avec le 11 septembre 2001, aux Etats-Unis, est inévitable.

Lors de sa première apparition télévisée, au soir des attentats, alors que tout n’est pas terminé dans Paris, le Président paraît sous le choc. Comme George W. Bush quatorze ans auparavant, il n’est ni rassuré ni rassurant. Que dire quand le pire se produit ? Quand la situation ne dépend pas de vous ? Que vous n’en connaissez pas l’issue ?

Au soir des attentats, François Hollande paraît, pour reprendre l’expression de Claude Askolovitch, « entamé et bouleversé », « un Français assiégé parmi des Français assiégés ». Il parle d' »attaques », de « terroristes ». Et annonce de premières mesures de sécurité. Ainsi que la mise en place de l' »Etat d’urgence ».

Il lui faudra du temps pour trouver les mots, pour livrer sa vision. François Hollande ressemble à un peintre qui ne voudrait montrer que les détails de sa toile. Le motif d’ensemble lui appartient. Il vous promet qu’un jour, vous le verrez à votre tour. Et il vous demande, en attendant, de lui faire confiance. François Hollande est un Président en clair-obscur. Sa personnalité même fait partie du mystère.

Dans une période de défiance, où les Français exigent une transparence à la hauteur de leur déception – qui est sans limite – cette non-communication l’a conduit au bord du gouffre. Les élections ont été une succession d’échecs. Il est devenu le Président le plus impopulaire de toute la Cinquième République. Il n’est plus parvenu à convaincre. On a commencé à parler de lui au passé. Son parti, le Parti Socialiste, a commencé à se vider de ses cadres.
Il semblait aux abois.

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Philippe Moreau Chevrolet, Président de MCBG Conseil


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